Les unités spéciales capables du meilleur comme du pire

Dans le sport professionnel, la différence entre la victoire et la défaite se décide souvent par un centimètre ou une fraction de seconde. Conséquemment, chaque détail doit être peaufiné à la perfection afin de maximiser ses chances de victoires. C’est pourquoi les unités spéciales jouent un rôle aussi crucial au hockey.
La dernière partie face au Wild du Minnesota en est une belle illustration alors que ces unités ont complètement dicté l’allure de la rencontre.
Un but de Jason Zucker sur l’attaque à cinq a littéralement coupé les reins du Canadien et permis au Wild de dominer la première période. Puis, un filet de Tomas Tatar sur l’avantage numérique a fait basculer le rythme du match et a donné des ailes au Tricolore lors du deuxième vingt. Ultimement, en troisième période, le Wild a fait, à nouveau, vibrer les cordages avec l’avantage d’un homme avant d’arracher la victoire.
Avec un taux de réussite supérieur à 25 % sur l’attaque massive, le CH fait des ravages cette saison. Inversement, son rendement en infériorité numérique est exécrable et coule plus souvent qu’autrement la formation montréalaise. Présentement, les unités spéciales du Tricolore sont capables du meilleur comme du pire.
Tout d’abord, sur l’attaque à cinq, le Canadien excelle dans les espaces restreints, remportant de nombreuses batailles à un contre un et réussissant de nombreuses feintes pour se libérer de ses couvreurs.
En se créant de l’espace, la Sainte-Flanelle parvient ensuite à bourdonner en territoire adverse. Il en résulte que le CH est l’un des clubs générant le plus grand temps de possession en zone offensive pour un même nombre de minutes passées en avantage numérique.
Plus précisément, après avoir remporté ses duels, le Tricolore fait bien circuler le disque, étant même la quatrième formation quant au nombre de passes complétées en zone offensive sur l’avantage numérique.
Non seulement cela permet au Tricolore de générer un temps de possession fort intéressant, cela oblige également la boîte défensive à se déplacer pour couper les lignes de tir et de passe. À force de se repositionner, l’unité défensive finit par s’épuiser et par commettre des erreurs. Ainsi, la couverture défensive devient déficiente, c’est à ce moment que le Tricolore parvient à capitaliser.
L’arme de prédilection de la Sainte-Flanelle sur le jeu de puissance est le tir sur réception depuis la pointe. Ainsi, il ne faut pas se surprendre que le Canadien soit l’une des équipes tentant le plus grand nombre de lancers sur réception avec l’avantage d’un homme.
Paradoxalement, bien que le Canadien soit l’une des formations tentant le moins de régulièrement de cadrer des tirs depuis l’enclave, c’est plutôt depuis la zone payante que le Tricolore a inscrit la grande majorité de ses buts sur l’attaque à cinq cette saison.
Il s’agit d’un indice probant à l’effet que le Canadien a pour objectif de tirer sur réception depuis la ligne bleue et que ses adversaires sont au parfum de la situation. Ultimement, la circulation de la rondelle permet de libérer le tireur à la ligne bleue. Pendant que le bloc défensif monte vers la pointe, les attaquants du Tricolore sont alors en surnombre devant le filet pour faire dévirer un tir ou pour sauter sur un retour de lancer. C’est à ces occasions que le CH parvient à capitaliser, comme l’a fait Tomas Tatar l’aguille face au Wild.
En somme, la principale force du CH sur l’avantage numérique est son habileté à capitaliser sur ses rares chances de marquer.
Cependant, cela peut également être un signe précurseur à l’effet que l’attaque à cinq du Canadien soit en surrégime et qu’elle finisse incessamment par tomber en panne sèche. Ainsi, le véritable défi du Tricolore sera de faire mentir les statistiques et de faire preuve de même opportunisme dans la durée, et ce même si son nombre de chances de marquer générées sur l’avantage numérique est assez limité.
INSÉRER LE TROISIÈME GRAPHIQUE.
En désavantage numérique, même s’il parvient à limiter le temps de possession de ses adversaires, la Sainte-Flanelle accorde un nombre hallucinant de chances de marquer, alors que ses opposants cadrent trop régulièrement des tirs depuis l’enclave et le bas de l’enclave.
Ces emplacements permettent au tireur d’avoir un angle de lancer optimal pendant que le temps de réaction du gardien y est minimal. C’est d’ailleurs depuis ces zones que les adversaires du CH ont essentiellement touché la cible avec l’avantage d’un homme cette saison.
Une fois en territoire défensif, le positionnement des joueurs du Tricolore fait défaut. Il en résulte qu’ils ne parviennent pas à bloquer les tirs ni à intercepter les passes de leurs adversaires. N’étant pas en mesure de s’interposer avec éclat, le Canadien ne réussit pas à récupérer le disque et conséquemment à dégager son territoire.
Ainsi, le Tricolore se retrouve complètement démuni dans sa propre zone, passant la majorité de leur temps à courir après la rondelle au lieu d’anticiper les actions de ses opposants. Ultimement, cette désorganisation permet aux attaquant adverses d’exploiter l’enclave à leur guise.
Si le personnel d’entraîneurs du Canadien de Montréal a réalisé l’exploit de relancer l’attaque massive du club après une campagne misérable à ce chapitre, il est également en mesure de retourner à sa table à dessin pour rectifier la stratégie en infériorité numérique. En revanche, il se doit de le faire rapidement, car ces précieux points perdus au classement général pourraient faire la différence entre une participation et une exclusion aux séries éliminatoires.
 

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