Aperçu de la division Altantique

Avec le début des camps d'entraînement, le RDS.ca vous offre un portrait des différentes divisions en relevant les principales transactions et signatures survenues pour chacune des équipes.
Portrait des équipes dans les divisions : Centrale | Pacifique | Métropolitaine
Lightning de Tampa Bay
Fiche en 2017-2018 : 54-23-5 (1er dans la division)
Ajouts notables : Louis Domingue
Départs notables : J.T. Brown, Chris Kunitz, Matthew Peca, Andrej Sustr et Peter Budaj
Une équipe bâtie pour gagner la Coupe Stanley. L’objectif sera le même cette saison et tout autre résultat sera considéré comme décevant pour la formation de Tampa. Il n’est pas étonnant de prétendre de telles aspirations lorsqu’un choix conditionnel dans l’échange impliquant J.T. Miller et Ryan McDonagh repose sur une conquête de la Coupe Stanley.
Le Lightning a terminé au sommet de l’Association de l’Est l’an dernier et a rappelé aux Bruins de Boston lors des éliminatoires quelle était l’équipe à battre dans la division Atlantique. Les hommes de Jon Cooper n’auront tout simplement pas été en mesure d’enregistrer la dernière victoire contre les Capitals de Washington afin de retourner en finale pour la première fois depuis 2015.
Lorsqu’on analyse les forces en présence, il est difficile de trouver une faiblesse à cette formation. Le Lightning a terminé la saison au premier rang au chapitre des buts marqués avec un total de 290, une priorité de 17 sur les Jets de Winnipeg qui viennent au deuxième échelon. Ce dénouement n’est pas étonnant avec une attaque qui a comme fer de lance le duo Nikita Kucherov et Steven Stamkos. Le Russe a montré une fois de plus combien il pouvait être dangereux avec son tir du poignet alors qu’il a touché la cible à 39 occasions et en atteignant au final le plateau des 100 points. Si le gardien adverse doit respecter sa présence sur son flanc gauche, il doit tout autant craindre son côté droit, alors que Steven Stamkos n’a plus besoin de présentation lorsqu’il se plante les patins dans son bureau. Même s’il n’a touché la cible « qu’à 29 occasions » l’an dernier, ses qualités de passeur lui ont permis de récolter 59 mentions d’aide et de fournir plusieurs buts à ses coéquipiers sur l’autre aile en raison de la couverture à son endroit. Ses deux joueurs ont également bénéficié de l’arrivée en fin de saison de J.T. Miller qui n’a pas perdu de temps à trouver ses repères dans son nouvel environnement avec 18 points en 19 rencontres.
Brayden Point passe évidemment au second plan derrière ses trois joueurs, mais il vient tout de même au deuxième rang de l’équipe pour les buts après avoir atteint le plateau des 30 l’an dernier. Que dire également de Yanni Gourde qui a évolué la plupart du temps sur un troisième trio. Une récolte de 64 points pour un troisième joueur de centre paraît plus que respectable pour une organisation.
La brigade défensive du Lightning a de quoi faire l’envie de plusieurs directeurs généraux dans la Ligue nationale, sauf peut-être David Poile à Nashville et Doug Wilson à San Jose. Victor Hedman et Ryan McDonagh peuvent chacun être opposés aux meilleurs trios adverses tout en parvenant à appuyer l’attaque. Mikhail Sergachev a disputé une première saison complète dans le circuit Bettman et il faudra s’attendre à ce qu’il soit encore davantage un atout à la ligne bleue pour le Lightning cette saison.
Devant les buts, Andrei Vasilevskiy a relevé avec brio le défi d’une première campagne dans le rôle de gardien numéro un. Celui qui semblait se diriger vers le trophée Vezina jusqu’à un léger ralentissement en milieu de saison a tout de même terminé la campagne avec 44 victoires et huit blanchissages, des sommets dans le circuit Bettman qu’il partage respectivement avec Connor Hellebuyck des Jets et Pekka Rinne des Predators.
Difficile de percevoir une faiblesse à cette formation qui a bien l’intention, oui de conserver son trône au sommet de la division, mais également d’accéder à celui des Capitals. Un nouveau défi se présente cependant pour cette équipe alors qu’un nouvel arrivant vient changer la donne dans l’Atlantique.
Bruins de Boston
Fiche en 2017-2018 : 50-20-12 (2e dans la division)
Ajouts notables : Joakim Nordstrom, Chris Wagner, John Moore et Jaroslav Halak
Départs notables : Brian Gionta, Rick Nash, Riley Nash, Ryan Spooner, Tommy Wingels, Nick Holden, Paul Postma et Anton Khudobin
Les Bruins ont connu toute une fin de saison l’an dernier, si bien qu’il s’en est fallu de peu pour qu’ils coiffent le Lightning au sommet dans l’Est. Ils auront finalement conclu la campagne à 112 points, un seul de moins que les champions dans l’Est.
Les joueurs de location ajoutés à la formation en deuxième moitié de saison ont quitté l’organisation au cours de l’été, alors que Rick Nash et Brian Gionta ne seront pas de retour à moins d’un rebondissement de dernière minute, Nash ayant même considéré la retraite, lui qui est toujours sans contrat.
Pour sa part, Riley Nash s’est entendu avec les Blue Jackets, alors qu’Anton Khudobin a décidé de tenter sa chance du côté des Stars de Dallas. Tuukka Rask sera donc secondé cette saison par l’ancien des Islanders de New York, Jaroslav Halak. Ce dernier s’est retrouvé à partager le filet avec Tomas Greiss alors qu’il évoluait avec les Islanders au cours des deux dernières campagnes. Outre Halak, Joakim Nordstrom, Chris Wagner et John Moore rejoignent aussi les rangs de la formation de Bruce Cassidy.
La clé du succès des Bruins était des plus évidentes en séries, alors que tout passait par le premier trio. Brad Marchand, Patrice Bergeron et David Pastrnak devraient encore faire la pluie et le beau temps au cours de la prochaine campagne. Si les trois ténors n’ont plus besoin de présentation, Jake DeBrusk a aussi eu son mot à dire dans les succès des Bruins. La recrue a amassé 43 points, dont 16 buts lors de sa première campagne dans le circuit Bettman.
En plus de ce punch offensif, les Bruins ont surtout fait leur marque avec leur jeu défensif, étant la quatrième formation ayant accordé le moins de buts à travers la ligue. Ils peuvent remercier Rask et son taux d’efficacité de .917 ainsi que sa moyenne de buts alloués de 2,36. Ils auront encore une fois besoin de bien garder l’entrée de la tanière alors que plusieurs formations au sein de la division ont ajouté des munitions à leur arsenal offensif.
Maple Leafs de Toronto
Fiche en 2017-2018 : 49-26-7 (3e dans la division)
Ajouts notables : John Tavares et Josh Jooris
Départs notables : James van Riemsdyk , Tyler Bozak, Leo Komarov, Matt Martin, Tomas Plekanec, Nikita Soshnikov et Roman Polak
Les Maples Leafs ont porté un grand coup en ajoutant à leur formation Josh Jooris... D’accord, trêve de plaisanteries, les Leafs sont inconditionnellement les grands gagnants de cette dernière fenêtre des joueurs autonomes dans l'Est. Il est vrai que plusieurs équipes ont fait des acquisitions de choix, parfois en quantité et d’autre en qualité et certaines dans les deux cas, mais aucune formation de cette association n’a ajouté un joueur qui peut changer le visage d’une équipe à lui seul comme John Tavares. En réalité, Tavares ne vient pas changer le visage de cette équipe qui comptait déjà sur sa propre vedette en Auston Matthews.
L’ancien capitaine des Islanders vient donc tout simplement renforcer au plus haut point les intensions des Leafs de mettre fin à leur disette sans Coupe qui perdure depuis 1967. Le nouveau directeur général Kyle Dubas a certainement eu la meilleure première impression possible auprès des partisans de l’équipe, lorsque l’organisation a confirmé la mise sous contrat pour les sept prochaines années de Tavares qui touchera annuellement 11 millions $. Avant de mettre en chiffres ce que représente l’arrivée de Tavares pour cette concession, il convient de mettre de l’avant les armes offensives qu’il rejoint.
Il viendra épauler tout d’abord le travail du meilleur marqueur de l’équipe... Mitchell Marner. Ce dernier a conclu la saison avec 69 points, soit six de plus que son coéquipier Auston Matthews, qui a cependant disputé 20 matchs de moins que ce dernier. William Nylander complète ce trio d’attaquant qui ont amassé au moins 60 points la saison dernière avec les Leafs. Le vétéran Patrick Marleau devrait également bénéficié de l’arrivée de Tavares.
En ce qui concerne le principal intéressé, ce dernier a amassé un total de 621 points au cours de sa carrière en 669 matchs avec les Islanders de New York. Le natif de Mississauga  a marqué au moins 30 buts lors de quatre saisons depuis qu’il a fait son entrée dans la Ligue en 2009 et il a amassé au moins 80 points à trois occasions. Peu importe les combinaisons de trio choisit par l’entraîneur-chef Mike Babcock, les équipes adverses auront plusieurs maux de tête à tenter de résoudre ce casse-tête avec Auston Matthews et John Tavares pour piloter les deux premiers trios.
La question est réglée devant le filet pour les Torontois, alors que Frederik Andersen devrait encore une fois voir son lot d’action cette saison, lui qui a pris part à pas moins de 66 matchs la saison dernière dans le circuit Bettman. Seuls Cam Talbot et Connor Hellebuyck ont disputé plus de rencontres que lui l’an passé. Le Danois ne voudra sans doute pas l’avouer, mais devrait-il voir son second avoir plus d’opportunités cette saison? Bien qu’il ait connu une bonne saison régulière, ses statistiques ont été éprouvées en séries éliminatoires. L’échantillonnage est moindre et il jouait constamment contre la même équipe, les Bruins de Boston dans le cas présent, Andersen a vu sa moyenne de buts alloués grimper à 3,76 et son taux d’efficacité chuter à .896. Peut-être qu’un meilleur équilibre entre lui et Curtis McElhinney pourrait profiter au final aux Leafs.
Le seul point d’interrogation dans cette équipe se trouve à la ligne bleue. Morgan Rielly s’est démarqué la saison dernière avec des sommets personnels de 46 mentions d’aide et 52 points. Le reste de la brigade défensive est cependant formée de Ron Hainsey, Jake Gardiner, Nikita Zaitsev, Travis Dermott et Connor Carrick. S’il y a place à amélioration, c’est sans doute de ce côté de la patinoire.
Par contre, si la meilleure défense c’est l’attaque, les Leafs pourraient gagner leur pari et l’équipe risque fortement d’avoir la chance de venger ses deux dernières éliminations au premier tour des éliminatoires. John Tavares n’a disputé que 24 matchs au cours de sa carrière en séries n’atteignant le deuxième tour qu’en 2016. La donne risque fortement de changer au cours des prochaines années et qui de mieux qu’un Ontarien pour ramener la Coupe à Toronto.
Panthers de la Floride
Fiche en 2017-2018 : 44-30-8 (4e dans la division)
Ajouts notables : Mike Hoffman et Michael Hutchinson
Départs notables : Radim Vrbata
Les Panthers auront tout juste manqué de temps à la fin de la dernière campagne. Ils ont accusé un seul point de retard sur les Blue Jackets de Columbus et les Devils du New Jersey qui ont été les équipes repêchées.
Dale Tallon a réussi à ajouter un marqueur à sa formation grâce à un petit tour de passe-passe. Alors que les Sénateurs d’Ottawa cherchaient à se départir de Mike Hoffman, le DG des Panthers n’a pu convaincre son homologue chez les Sénateurs de lui refiler l’attaquant. Tallon avait cependant plus d’un tour dans son sac, alors qu’il a tout de même obtenu les services d’Hoffman lorsque celui-ci a été échangé aux Sharks de San Jose. Au final, le DG des Panthers aura cédé trois choix au repêchage, dont un de deuxième ronde en 2019 pour faire l’acquisition de l’ancien des Voltigeurs de Drummondville.
L’attaquant de 28 ans a inscrit au moins 20 buts lors de chacune des quatre dernières saisons avec les Sénateurs. Il rejoint ainsi un groupe de quatre attaquants des Panthers qui ont atteint cette marque lors de la dernière campagne. Vincent Trocheck, Evgenii Dadonov, Jonathan Huberdeau et Aleksander Barkov font partie du club des 20 buts chez les Panthers et Hoffman devraient compter parmi ce groupe la saison prochaine.
Cette équipe peut-elle encore reposer sur les succès d’un gardien de 39 ans? Roberto Luongo semble être de ceux qui défient les effets du temps, alors que ses statistiques ne laissent transparaître aucun ralentissement. Meneur incontesté de cette équipe, il a su inspirer ses coéquipiers la saison dernière tant par ses prouesses sur la glace que par ses paroles. On se souviendra d’ailleurs de son discours d’avant-match peu de temps après qu’une fusillade ait eu lieu dans une école secondaire à Parkland en février.
Que ce soit ainsi par ses actions ou ses paroles, Luongo regroupe cette équipe. Cette dernière tentera d’atteindre les éliminatoires après s’être fait fermer la porte au nez.
Red Wings de Detroit
Fiche en 2017-2018 : 30-39-13 (5e dans la division)
Ajouts notables : Thomas Vanek et Jonathan Bernier
Départs notables : Henrik Zetterberg, Riley Sheahan et Xavier Ouellet
Après avoir participé aux séries durant 25 saisons consécutives, les Red Wings semblent en voie de poursuivre leur disette après avoir raté le rendez-vous printanier au cours des deux dernières campagnes.
Rien ne laisse présager au sein de cette division que les Wings pourront se hisser parmi les trois premières positions et la tâche est tout aussi ardue de se faufiler parmi les équipes repêchées dans l’Est.
Les Wings ont reçu une horrible nouvelle avant même le coup d’envoi du camp d’entraînement alors que le capitaine Henrik Zetterberg a dû mettre un terme à sa carrière en raison d’une blessure au dos. Le centre de 37 ans avait été en mesure de jouer tous les matchs de son équipe lors de la dernière campagne malgré la douleur.
L’attaque reposera donc encore une fois sur Dylan Larkin qui a été le meneur de son équipe l’an dernier avec 63 points. Anthony Mantha devra également poursuivre sa progression, lui qui a passé le plateau des 40 points lors de la dernière campagne.
Thomas Vanek est de retour quant à lui au Michigan après avoir amorcé la campagne 2016-2017 avec les Wings. L’attaquant de 34 ans en sera à une  cinquième formation différente au cours des trois dernières saisons seulement. Celui qui a conclu la dernière année avec 56 points avec les Canucks et les Jackets ne pourra cependant à lui seul changer l’allure de cette équipe.
Il faudra suivre également le camp d’entraînement du premier choix des Wings au dernier repêchage. Filip Zadina. L’ancien des Mooseheads de Halifax tentera d’impressionner l’état-major pour obtenir du temps de glace en début de saison.
Avec le peu de changements positifs, il est difficile de croire que les Red Wings ne battront pas encore de l’aile cette saison.
Canadiens de Montréal
Fiche en 2017-2018 : 29-40-13 (6e dans la division)
Ajouts notables : Max Domi, Tomas Tatar, Nick Suzuki, Joel Armia, Matthew Peca, Tomas Plekanec, Joel Ward, Hunter Shinkaruk et Michael Chaput
Départs notables : Max Pacioretty, Alex Galchenyuk, Ales Hemsky et Kerby Rychel
La dernière fois que le Canadien a repêché dans le top-5, ils ont participé aux séries éliminatoires l’année suivante. Est-ce que cette édition parviendra à répéter le scénario de 2012-2013? Avant de sombrer dans le négativisme en mentionnant que les chances ne sont pas en leur faveur alors qu’on regarde les effectifs des autres formations dans l’Est, il vaut mieux pour le moment s’attarder aux modifications apportées par Marc Bergevin et son état-major au cours de l’été.
Le DG du Canadien a réglé le dossier chaud de l’été tout juste avant le coup de départ. Quelques heures avant le tournoi de golf, Bergevin a conclu une transaction avec George McPhee qui envoyait le capitaine Max Pacioretty aux Golden Knights en retour des attaquants Tomas Tatar, Nick Suzuki et d’un choix de deuxième ronde. C’est donc la fin à Montréal pour celui qui a marqué au moins 30 buts à cinq occasions depuis qu’il a été repêché en première ronde en 2007. En 626 matchs dans l’uniforme Bleu-blanc-rouge, Pacioretty a amassé un total de 226 buts et 222 mentions d’aide. Même s’il avait connu une baisse de régime l’an dernier, ne trouvant le fond du filet qu’à 17 occasions, le Canadien perd un marqueur naturel. Alors que le dénouement dans ce dossier paraissait inévitable, le retour que Bergevin a été cherché a de quoi suscité l’intérêt.
Dans un premier temps, Tatar arrive à Montréal avec tout à prouver et un désir de rédemption. Celui qui a été échangé aux Knights l’an dernier contre trois choix au repêchage (1re, 2e et 3e ronde), n’a amassé que six points en 20 matchs de saison régulière et seulement deux en huit matchs éliminatoires. Le mariage n’a donc pas été concluant et voici en quelque sorte un divorce à l’amiable. Âgé de 27 ans, l’ancien des Red Wings a connu sa meilleure campagne en 2014-2015 avec 29 buts et 27 mentions d’aide. Celui qui touchera 5,3 millions $ par saison au cours des trois prochaines années ne peut se faire demander de remplacer Max Pacioretty. S’il revient cependant à ce qu’il offrait aux Wings et non aux Knights, ce sera déjà une première petite victoire pour le Tricolore.
Bergevin confiait à notre collègue Marc Denis lors de l’émission Table d’hôte qu’il cherchait à avoir une équipe plus jeune. Cette transaction s’inscrit dans ce sens, alors qu’il a mis la main sur le 13e choix au total l’an dernier, Nick Suzuki. Celui qui a évolué au cours des trois dernières saisons avec l’Attack d’Owen Sound dans la Ligue de l’Ontario a récolté pas moins de 100 et 96 points à ses deux dernières campagnes. Âgé de 19 ans seulement, celui qui est répertorié comme joueur de centre est d’ailleurs passé bien près de percer la formation d’Équipe Canada junior l’an passé. À 5 pieds 11 pouces, ce joueur dont le talent ne fait aucun doute aura toute l’attention au camp d’entraînement.
Bergevin a donc terminé son été comme il l’a commencé, avec une transaction. Le directeur général a échangé en juin dernier Alex Galchenyuk aux Coyotes de l’Arizona en retour de l’attaquant Max Domi. Le fils de Tie Domi a obtenu 52 points à sa saison recrue, 38 points en 59 rencontres la saison suivante et 45 points en 82 parties l’an dernier. Fier travaillant, l’ancien porte-couleur des Knights de London apportera certainement le caractère tant recherché par la direction du Canadien.
Après avoir obtenu Kerby Rychel, Rinat Valiev et un deuxième choix au repêchage des Leafs contre Tomas Plekanec avant la date limite des transactions, Bergevin a de nouveau ouvert les portes de Montréal à celui qui n’aura vécu qu’un exil de 17 parties en saison régulière et sept en éliminatoires avec la formation de la Ville Reine. Celui qui avait disputé toute sa carrière dans l’uniforme Bleu-blanc-rouge pourra donc atteindre le plateau des 1000 matchs dans le circuit Bettman avec l’équipe qui l’a repêché en troisième ronde en 2001. Il ne lui en manque que 19 pour rejoindre un club sélect de joueurs ayant disputé 1000 rencontres dans l’uniforme de la Sainte-Flannelle. Si on met de côté ce plateau, il ne faut pas avoir des attentes démesurées envers celui qui a été limité à moins de 30 points à ses deux dernières campagnes, lui qui touchera 2,25 millions $ l’an prochain.
Lors d’une autre transaction, Bergevin a mis la main sur l’attaquant Joel Armia des Jets de Winnipeg à qui il a consenti un contrat d’un an et 1,85 million $. L’attaquant format géant de 6 pieds 3 pouces et 205 livres a touché la cible à 12 occasions la saison dernière et pourrait bien se révéler utile sur le troisième trio du Tricolore.
L’ajout de Matthew Peca est à surveiller, car l’attaquant de 25 ans a tout de même amassé 46 points en 63 matchs avec le Crunch de Syracuse dans la Ligue américaine la saison dernière. Lors de son passage avec le Lightning de Tampa Bay au cours de l’année, l’attaquant de 5 pieds huit pouces a inscrit deux buts et trois mentions d’aide en 10 matchs. Il restera à voir quelles seront ses opportunités au camp d’entraînement. Un autre joueur tentera de se tailler un poste au sein de l'effectif du Tricolore, alors que l'attaquant Joel Ward a reçu une invitation pour le camp d'entraînement. Après avoir amassé 43 points lors de la campagne 2015-2016, ce dernier a été limité à une récolte de 12 points l'an passé avec les Sharks de San Jose.
Outre les départs de Max Pacioretty et d’Alex Galchenyuk, c’est surtout l’absence de Shea Weber qui se fera une fois de plus sentir en début de saison chez le Tricolore. Le défenseur a été opéré au genou droit et ne devrait pas être de retour avant le mois de décembre. Carey Price est donc mieux de s’attendre à voir beaucoup de caoutchouc une fois de plus cette saison. Tout comme la plupart de ses coéquipiers, le gardien voudra mettre le plus rapidement possible derrière lui la dernière campagne alors qu’il a présenté son pire taux d’efficacité (.900) et sa plus haute moyenne de buts alloués (3,11) depuis qu’il ses débuts dans le circuit Bettman.
D’ici au début de la campagne, quelques joueurs seront à surveiller au camp d’entraînement, dont la première sélection de l’équipe au dernier repêchage. Le joueur de centre Jesperi Kotkaniemi s’acclimate déjà à son nouvel environnement alors qu’il a pris part au camp des recrues. Reste à voir comment Claude Julien compte l’utiliser une fois qu’il se joindra aux vétérans pour le camp d’entraînement.
Sénateurs d'Ottawa
Fiche en 2017-2018 : 28-43-11 (7e dans la division)
Ajouts notables : Mikkel Boedker et Marian Gaborik
Départs notables : Erik Karlsson, Mike Hoffman et Alexandre Burrows
Si le dossier du capitaine du Canadien était prioritaire à Montréal, le même qualificatif peut être utilisé pour celui qui arborait le « C » à Ottawa. Le directeur général Pierre Dorion a finalement conclu une autre transaction majeure avec les Sharks de San Jose, sauf que cette fois, il s'est assuré d'avoir une compensation si son joueur étoile devait à nouveau revenir dans l'Est au cours de l'année.
Après neuf saisons avec la formation de la capitale nationale, Erik Karlsson rejoint les Sharks afin de former l'une des brigades défensives avec tout un punch offensif. Ce n'était plus qu'une question de temps avant que les Sénateurs se séparent de leur joueur vedette. En retour du double récipiendaire du trophée Norris, Dorion a mis la main sur les attaquants Chris Tierney et Rudolfs Balcers, le défenseur Dylan DeMelo, l'espoir Josh Norris ainsi qu'un choix de première ronde (2019 ou 2020) et un choix de deuxième ronde en 2019. Un autre choix conditionnel est compris si Karlsson signe une entente avec les Sharks ou si ces derniers décident de l'échanger dans l'Est comme ils l'avaient fait avec Mike Hoffman. Ils devraient cependant cette fois conserver ses services. Ce départ laisse bien évidemment un trou béant dans la défense des Sénateurs et certains jeunes devraient profiter de la situation comme Thomas Chabot.
Cette décision s'inscrit dans la ligne directrice exposée par le propriétaire Eugene Melnyk alors qu'une reconstruction était envisagée à Ottawa.
Lorsque vient le temps d’analyser la formation qu’aura sous la main Guy Boucher pour la prochaine saison on ne peut s’empêcher de se demander quelle équipe des Sénateurs se présentera. Celle qui est passée à un seul but de la finale de la Coupe Stanley il y a deux ans est maintenant plus loin que jamais de cet objectif. Par contre, l’un des éléments positifs de la dernière campagne aura été la tenue en fin de saison de Matt Duchene.
Acquis à gros prix dans une transaction impliquant l’Avalanche du Colorado et les Predators de Nashville, le centre de 27 ans a obtenu 23 buts et 26 mentions d’aide avec sa nouvelle équipe. Le départ d'Hoffman donne un dur coup à une attaque qui avait déjà de la difficulté à trouver le fond du filet. L’équipe s’est classée au 25e rang de la Ligue à ce chapitre l’an dernier avec 219 buts pour. La situation n’était guère plus reluisante au chapitre des buts accordés alors que la formation de la capitale nationale a conclu la campagne à l’avant-dernier rang derrière les Islanders de New York.
La place sera donc tout ouverte aux jeunes pour que ces derniers causent certaines surprises. Logan Brown devrait voir sa part de temps de jeu cette saison et Brady Tkachuk a déjà montré de quel bois il se chauffe lors de la Confrontation des recrues tenue à la Place Bell.
À court terme, des temps difficiles attendent les Sénateurs, d'autant plus qu'une autre tuile est tombée sur la tête de l'équipe lors des tests physiques, alors que Jean-Gabriel Pageau s'est déchiré le tendon d'Achille du pied droit et il devrait rater près de six mois d'activités. Malgré tout, les Sens ne peuvent se permettre de terminer trop loin au classement, car en sélectionnant Brady Tkachuk au dernier encan, les Sénateurs ont choisi de laisser à l'Avalanche leur prochain premier choix au repêchage acquis dans la transaction de Duchene. S'il faut chercher une source de motivation supplémentaire pour la troupe de Guy Boucher, en voici une.
 
Sabres de Buffalo
Fiche en 2017-2018 : 25-45-12 (8e dans la division)
Ajouts notables : Rasmus Dahlin, Patrik Berglund, Conor Sheary, Jeff Skinner, Vladimir Sobotka, Matt Hunwick, et Carter Hutton
Départs notables : Ryan O’Reilly, Benoit Pouliot, Justin Falk, Josh Gorges, Zach Redmond, Chad Johnson et Robin Lehner
On espère pour vous que vous avez porté une légère attention aux mouvements de personnel chez les Sabres de Buffalo au cours de l’été, car l’équipe que vous apercevrez sur la patinoire n’aura rien à voir avec celle de la dernière campagne.
Pour la deuxième fois en cinq ans, les Sabres ont occupé la cave du classement, mais cette fois, la loterie ne leur a pas joué un vilain tour. Rappelons qu’au terme de la saison 2014-2015, ce sont les Sabres qui avaient terminé au 30e échelon, mais ils avaient vu les Oilers d’Edmonton obtenir le premier choix et éventuellement Connor McDavid. Les Sabres s’étaient retournés vers Jack Eichel comme prix de consolation.
Le scénario ne s’est pas répété cette fois, alors que Buffalo a été en mesure de sélectionner le défenseur suédois Rasmus Dahlin que plusieurs comparent à Victor Hedman. Avant même d’avoir donné ses premiers coups de patin, ce jeune a de quoi faire rêver. Phil Housley pourra partager son savoir d’ancien défenseur à sa guise alors qu’il comptait déjà dans ses rangs un autre petit joyau à polir en Rasmus Ristolainen.
Même si Dahlin change à lui seul drastiquement le visage d’une équipe, le directeur général ne s’est pas limité à cet ajout. Il a mis la main sur l’attaquant des Hurricanes de la Caroline Jeff Skinner qui vient de connaître des campagnes de 51, 63 et 49 points. Conor Sheary est également un nouveau venu au sein des attaquants des Sabres. Patrik Berglund et Vladimir Sobotka arrivent tous deux de St. Louis alors que de son côté, Ryan O’Reilly portera l’uniforme des Blues la saison prochaine. Le départ de ce dernier est non négligeable, car il occupait le deuxième rang des pointeurs de l’équipe la saison dernière avec 61 points. Les Sabres pourront se consoler en se disant qu’en plus des joueurs obtenus, ce sont surtout le premier choix au repêchage l’an prochain et un choix de de deuxième ronde en 2021 qui vient mettre un point d’exclamation à cette transaction.
Jason Botterill a aussi lancé les dés en mettant sous contrat le gardien Carter Hutton. On parle de lancer les dés, car le gardien a bel et bien connu une dernière saison phénoménale à St. Louis, présentant le meilleur taux d’efficacité (.931) et la meilleure moyenne de buts alloués (2.09) à travers la Ligue. Le hic, c’est qu’Hutton n’a jamais occupé le poste de gardien numéro un d’une formation, alors que l’an dernier il partageait le filet avec Jake Allen. À 32 ans, Hutton a cependant mérité la chance d’obtenir un tel mandat. Pour le moment, le poste lui appartient et c’est à lui de le perdre.
Avec ces nouvelles acquisitions, auxquelles on ajoute la présence d’Eichel et fort possiblement de Casey Mittelstadt pour la saison, les Sabres pourraient attirer de plus en plus les regards dans l’Est ou du moins offrir un spectacle plus distrayant qu’au cours des récentes années.

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